![]() |
LA ROUTE DES MILLE KASBAHS |
|
Étape 2 : de Skoura à la vallée du DadèsLa route nationale avance entre Skoura et Quelat Mgouna par un paysage désertique sans un seul village ou kasbah. Sauf à Imassine, où se nichent une quinzaine de kasbahs. Imassine est une petite oasis pleine d’arbres fruitiers. Il n’y a plus un seul palmier jusqu’à Tinghir.
14 km après Imassine, au point 31º 11,487’ N - 6º 12,950’ W, une piste descend à droite, traverse le Dadès par un pont et atteint le village d’Aït Ouaddar, où l’on voit deux kasbahs en ruines pittoresques par sa situation, au bord de la rivière : celle d’Aït Said (31º 10,882’ N - 6º 11,282’ W) et celle d’Aït Ouahi (31º 11,043’ N - 6º 11,662’ W).
Puis, un peu avant Quelat Mgouna, nous apercevons de l’autre côté de l’oued les ruines de la forteresse qui donna son nom à cette ville et, pas loin, la kasbah Aït Fadil (31º 13,871’ N - 6º 08,508’ W), très attirante, en bon état de conservation.
Entre Quelat Mgouna et Boumalne Dadès, la route suit toujours la vallée,
où sont établis jardins, villages et kasbahs.
Près de Souk El Khemis (le souk du jeudi), on découvre sur la droite
la kasbah d’Aït Kassi (31º 18,695’ N - 6º 01,460’ W), annoncée comme "Maison d’Hôtes et
Musée d’art berbère".
Plus loin, à Agafai, nous verrons la belle kasbah d’El Haj Moha Ou Abdessalam (31º 20,240’ N - 6º 00,495’ W). Elle date du début du XXe siècle et attire l’attention par sa galerie extérieure avec des arcades, ainsi que par la riche décoration des murs et des tours. Elle est malheureusement à l’abandon, mais elle n’a pas encore commencé à tomber en ruine. À Aït Bou Allal apparaît, par contre, la kasbah du Haj Moha ou Brahim (31º 21,984’ N - 5º 59,793’ W), encore habitée et bien entretenue, même si elle est beaucoup moins pittoresque que la précédente. D’autres kasbahs placées sur cette étape sont un peu à l’écart de la route, mais aucune d’entre elles n’offre un intérêt particulier.
La haute vallée du Dadès
Du centre de Boumalne part une piste praticable avec n’importe quelle voiture, qui remonte la vallée du Dadès par la rive gauche du fleuve, jusqu’à Slilo. Là se dresse la kasbah du caïd Mimoun (31º 23,356’ N - 5º 59,144’ W), qui compte cinq niveaux. Elle est à vendre (voir la rubrique acheter une kasbah). On parvient aux autres villages de la vallée par une route bien goudronnée qui monte jusqu’à Msemrir par un joli paysage de haute montagne plein de canyons, de gorges et de curieuses formations en conglomérat.
À Aït Larbi se ressemblent trois kasbahs construites vers la fin du XIXe siècle, très riches en décoration. Le paysage qui les entoure accroît encore plus leur valeur artistique, en leur offrant un des cadres les plus spectaculaires de la région. Celle d’Aït Khoya Ali (31º 27,445’ N - 6º 58,299’ W) est ouverte à la visite moyennant un pourboire.
On trouve la kasbah suivante à Aït Idir, très simple. Par la suite on rentre dans les gorges du Dadès et, quand la vallée s’ouvre à nouveau, apparaît la magnifique kasbah d’Imdiazen, décorée avec finesse et assez bien entretenue. On ne la visite pas car les propriétaires n’habitent pas sur place.
Il y a aussi une kasbah à Aït Amer et deux plus petites à Tighadouine, un joli village placé sur une colline. À partir de là, l’intérêt architectural de la vallée se réduit beaucoup, jusqu’à Msemrir. Dans cette petite ville se conservent les ruines de l’Ighrem Akedim et il y a aussi une kasbah dont nous reparlerons au chapitre acheter.
|
![]() |
|
|
|
|
![]() |
|
![]() |
![]() |
|