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LA ROUTE DES MILLE KASBAHS |
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Étape 4 : de Tinghir à Tinejdad par les gorges du GherisBeaucoup plus intéressant que la route nationale, cet itinéraire parcourt des beaux paysages de montagne, plusieurs défilées et des villages avec ses kasbahs.
Après les gorges du Todra, pendant 18 km la route parcourt l’intérieur d’un canyon. La vallée s’ouvre à nouveau en arrivant à Tamtatoucht. Dans ce village de haute montagne se ressemblent neuf kasbahs bâties pendant la première moitié du XXe siècle et encore habitées pour la plupart ou utilisées pour y stocker les récoltes. Au delà de Tamtatoucht, la route conduit à Aït Hani, où il y a plusieurs kasbahs réparties entre les différents groupements de population qui forment ce centre administratif. à Aït Hani, on laisse à gauche la route d’Imilchil, au long de laquelle, dans la vallée de l’Assif Melloul, on trouve également beaux bâtiments en terre. Un arrêt s’impose à Assoul, village entouré de champs de pommiers dans lequel se trouve la Zaouïa de Sidi Bou Yacoub (31º 56,867’ N - 5º 12,456’ W), ainsi qu’une belle kasbah. En suite on passe dans les gorges d’Imider et on y voit plusieurs hameaux très pittoresques, dont un, nommé Ifri, situé dans une sorte de grotte (32º 00,783’ N - 05º 03,973’ W).
À Amellaghou on prend à droite pour continuer à suivre la vallée du Gheris, en passant par de nombreux ksour. Nous mentionnerons entre autres Timezguit pour son allure et Ighrem Amokrane, appelé aussi Tighremt n’Ighrane, pour sa valeur historique.
Une piste qui naît à Tadighoust conduit en deux kilomètres au ksar Mo, pittoresque par sa situation sur un piton rocheux, même s’il est à l’abandon. Au pied de ce ksar vous trouverez l’un des centres potiers les plus importants de la région.
Plus loin apparaît le curieux ksar Magamane (31º 42,726’ N - 4º 58,638’ W), qui contient un grenier du sultan daté du XVIIe siècle. Malheureusement tout est en ruine. Et le dernier ksar qu’on trouve dans cette route, avant d’arriver à Goulmima, est Aït Yahia ou Othmane (31º 42,043’ N - 4º 58,283’ W), l’un des plus grands de toute la région et encore partiellement habité. Son entrée monumentale est magnifique et la mosquée comporte un haut minaret en terre.
Goulmima est une ville moderne née autour du très important ksar Igoulmimen (31º 41,487’ N - 4º 56,527’ W) ; important par sa taille, par son antiquité, par les hautes tours qui gardent son entrée et par son activité commerciale traditionnelle, comprenant un quartier juif de grandes dimensions.
Dernièrement, cependant, ce ksar a été objet d’un plan de réhabilitation très critiquable ; la superbe mosquée a été détruite et remplacée par une nouvelle en béton ; les fameuses tours ont été reconstruites avec une structure de béton, ôtant à l’entrée principale sa valeur esthétique d’antan ; même l’entrée secondaire qui donne accès à l’ensemble par l’ancien quartier juif a perdu son magnifique décor d’origine. Une vingtaine de kilomètres seulement séparent Goulmima de Tinejdad. La route parcourt un pays désertique où il n’y a pas une seule construction et les petites oasis qu’on peut apercevoir de loin, même si elles sont parfois pittoresques, ne présentent rien d’intéressant sur le plan architectural en terre. À Tinejdad : GÎTE EL KHORBAT
La palmeraie de Ferkla (Tinejdad)
Le point fort de l’oasis de Ferkla est le ksar El Khorbat Oujdid (31º 29,693’ N - 5º 05,206’ W), construit vers la moitié du XIXe siècle et maintenant en cours de réhabilitation par une association locale, qui travaille en collaboration avec plusieurs organismes internationaux et aussi avec des investisseurs privés. Ce ksar fut la capitale politique des Aït Mergad jusqu’aux années 1930 et possède une valeur artistique très spéciale grâce à la structure de ses ruelles couvertes, carrément régulière, avec des puits de lumière aux carrefours.
Pour tout renseignement sur ce projet : http://www.elkhorbat.com/fr.association.htm
À l’intérieur du ksar El Khorbat Oujdid, le Musée des Oasis comprend une vingtaine de salles dans lesquelles de très nombreux objets anciens, des photos, des cartes, des plans, des textes et des maquettes permettent au voyageur de découvrir les différents aspects de la vie traditionnelle de la région.
Juste à côté du ksar El Khorbat Oujdid il y en a un autre appelé El Khorbat Akedim, qui pourrait dater du XVe siècle. La structure de ses rues est beaucoup plus compliquée, comme cela se pratiquait jadis. Malheureusement, son état de conservation est assez précaire. L’association a réalisé quelques travaux pour la restauration de l’entrée monumentale et le mur d’enceinte reste début, reste débout, mais beaucoup des maisons qu’il renferme sont en ruine ou bien elles ont été remplacées par des constructions modernes en béton qui cassent l’esthétique de l’ensemble.
Le ksar Asrir (31º 30,570’ N - 5º 04,422’ W) était l’ancienne capitale économique de l’oasis. Il se compose de sept quartiers collés les uns aux autres ; une partie fût détruite par les crues de la rivière, mais le reste est toujours habité. Dans l’un d’eux, il y a une mosquée avec un haut minaret en terre crue.
VOIR IMAGES DU MOUSSEM DE SIDI L’HOUARI 2007 Excursions autour de Tinejdad
Comme excursions à faire au départ de Tinejdad, il faut mentionner le ksar Taghia, accessible par une route goudronnée depuis le centre de Tinejdad, et surtout le parcours par une nouvelle route qui conduit à Aghbalou n’Kerdous. Celle-ci passe par plusieurs oasis de montagne où se dressent des ksour comme Taghia n’Ifegh et les deux d’Igoudamène.
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